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Des virus qui tuent les cellules cancéreuses

Même si on considère souvent les virus comme des parasites qui causent le rhume, la grippe et d’autres maladies infectieuses, les recherches du Dr John Bell montrent qu’on peut mettre à contribution certains virus pour qu’ils attaquent les cellules cancéreuses sans causer de dommage aux cellules normales. Cette année, le Dr Bell et son équipe ont fait une percée importante en démontrant pour la première fois qu’une thérapie virale peut se répliquer constamment et sélectivement dans le tissu cancéreux après l’inoculation systématique de virus dans le système sanguin. Les résultats de la recherche, publiés dans la réputée revue Nature, donnent à penser que des virus pourraient traiter un cancer avancé qui s’est propagé à plusieurs organes sans trop d’effets secondaires. Nous en saurons plus bientôt, lorsque les essais cliniques à plus grande échelle qui ont cours à L’Hôpital d’Ottawa et dans d’autres établissements à travers le monde seront terminés.

Nouveau traitement par cellules souches contre le choc septique

Les patients de L’Hôpital d’Ottawa seront bientôt les premiers au monde à recevoir un traitement expérimental par cellules souches contre le choc septique, une affection mortelle qui peut se produire lorsqu’une infection se répand dans tout le corps et endommage des organes vitaux. Les Instituts de recherche en santé du Canada et le Réseau de cellules souches ont accordé près de 450 000 $ pour un essai clinique de ce nouveau traitement, qui sera dirigé par la Dre Lauralyn McIntyre. L’essai clinique repose sur une recherche pré-clinique menée par le Dr Duncan Stewart, qui a montré que le traitement par cellules souches peut tripler le taux de survie des souris qui subissent un choc septique en prévenant l’infection des organes et en tuant plus de bactéries.

Nouveau traitement de l’atrophie musculaire d’origine génétique

Des recherches menées par le Dr Rashmi Kothary donnent de nouveaux espoirs aux patients atteints d’amyotrophie spinale (AS) et à leur famille. L’AS est une maladie génétique dévastatrice qui se caractérise par l’affaiblissement progressif des muscles et aboutit à la mort, habituellement pendant l’enfance. Le Dr Kothary et son équipe ont découvert qu’un médicament appelé fasudil peut considérablement augmenter l’espérance de vie, contribuer au développement de plus larges fibres musculaires et normaliser le comportement chez des souris atteintes d’AS. Cette recherche est particulièrement prometteuse, parce que le fasudil a déjà été utilisé dans des essais cliniques chez des humains pour d’autres affections, ce qui signifie qu’il pourrait être reciblé dans les essais cliniques sur l’AS plus rapidement que s’il s’agissait d’un médicament totalement nouveau. La recherche a été publiée dans BMC Medicine.

Nouveau lien génétique avec les maladies cardiovasculaires

Le Dr Michel Chrétien a découvert dans une famille québécoise une nouvelle variation génétique qui réduit au moins de moitié le risque de maladie cardiovasculaire chez les membres de cette famille. La variation a été trouvée dans un gène appelé PCSK9, que le Dr Chrétien a co-découvert en 2003. Ce gène participe au métabolisme du cholestérol et la variation se traduit par une baisse du niveau de « mauvais » cholestérol. L’étude, menée en collaboration avec l’Institut de recherches cliniques de Montréal, donne également à penser que de telles variations protectrices pourraient être plus présentes au sein de la population canadienne francophone. D’autres recherches pourraient donner lieu à l’élaboration de nouvelles thérapies de réduction du cholestérol. L’étude est publiée dans Clinical Chemistry.

Nouvelle perspective sur le développement et la régénération musculaires

Le Dr Michael Rudnicki a identifié les premières cellules souches dans les muscles d’adultes il y a plusieurs années et son équipe a continué de faire des percées importantes pour comprendre comment ces cellules souches fonctionnent et comment les mettre à contribution pour réparer et régénérer les tissus musculaires. L’équipe du Dr Rudnicki vient de découvrir qu’une protéine appelée Wnt7a favorise la croissance des tissus musculaires de deux façons : en stimulant les cellules souches musculaires pour produire de nouvelles fibres musculaires et en stimulant celles-ci pour qu’elles grossissent et deviennent plus fortes. Cette découverte, publiée dans Nature Cell Biology, représente le premier exemple de récepteur « branché » à différentes voies de différents niveaux de développement des tissus dans un but commun. Cette recherche pourrait donner lieu à l’élaboration de nouveaux traitements pour les patients atteints de dégénérescence musculaire.